CD

Violaine Mayor

Gens Cambrina "Kenvroiz"

Ancienne tradition de harpe de Bretagne 


Presse:

"Renaissance de la harpe de Bretagne"
(ArMen)

"Un album profond et apaisant, un livret passionnant"
(Le Télégramme)

"Cet album marque déjà le paysage musical et apporte un nouvel éclairage sur les origines et la culture bretonnes"
(Le Télégramme)


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gens cambrina


Violaine Mayor : harpe, voix, arrangements
Joël Herrou : flûte, violon, bodhran, voix
Mikaël Herrou (9 ans) et Jean Herrou (11 ans): harpe, voix.
 

CDVM03 édition Hent Telenn Breizh 2012, distibution Coop Breizh

 

Extraits du livret:

    Nous sommes heureux de présenter ici un répertoire issu du fonds méconnu de l’ancienne tradition de harpe de Bretagne, et de pouvoir l’interpréter sur des répliques d’instruments d’époque avec les techniques de jeu historiques retrouvées. Ces pièces couvrent une longue période de temps, et leurs expressions sont variées : musique instrumentale savante, dont on ne sait l’âge, chants des premiers moines celtiques héritiers des druides, poésie médiévale, gwerz, jusqu’aux danses de cour de la Renaissance. Toutes puisent à la même source : le système musical de la harpe ancienne de Bretagne.

1- Kala-goañv* 2’11

2- Gwerz Marivonig 5’08

3- Trihory 1’50

4- Kaniad Tro Tant* 11’35

5- Passepied 4’32

6- Kaniad Ystafel* 9’33

7- Lamento di Tristano 4’05

 

   

 

Gens Cambrina

8-Jubente Petrus** 7’06

9-Gens Cambrina**2’18

10-Tud Kembre***  2’25

Skoulm

11- Prélude***2’28

12- Mac mwn hir*15’10

 


*Manuscrit de Ap Huw-Penllyn

**Manuscrit de Kentigern (Sprouston Breviary)

***V. Mayor  

 

Violaine Mayor Gens Cambrina


La Grande Musique de Bretagne pour la Harpe 

            La musique ancienne « des Bretagnes » peut être retrouvée dans un manuscrit de harpe : le livre de Ap Huw-Penllyn (fin 16ème siècle-1613).

extrait ap huw

        C’est le plus ancien manuscrit de harpe connu au monde. Il fut rédigé par les harpistes gallois eux-mêmes, alors que la tradition musicale ancienne était une cible directe de l’envahisseur anglais. 

          Ce livre de harpe, le seul à avoir échappé aux destructions, est écrit en gallois, langue brittonique, avec des termes musicaux riches et imagés, facilement compréhensibles pour les bretonnants. La musique est notée dans une tablature pour harpe, comportant une partie pour chaque main, et un code précis pour les doigtés, étouffements et ornementations.

Extrait du manuscrit de Ap Huw-Penllyn

            Il s’agit d’une musique savante et polyphonique, dans un système modal de tradition orale. Les règles de composition appliquées dans le livre de Ap Huw-Penllyn au 16ème siècle, sont celles que le Roi Gruffudd ab Kynan fit codifier au 11ème siècle. Les « 24 mesures de la musique à corde » désignent 24 combinaisons de deux accords : cywairdant « note de clé » et tyniad « tension ». Sur ces 24 structures se déclinaient des variations ornementales,  avec l’usage du bourdon et du refrain.

            Ce livre  de harpe est resté une énigme pour les savants jusqu’à une date récente. En effet, la tablature et les doigtés ne peuvent être compris par les harpistes modernes jouant avec le gras des doigts. Pour comprendre cette tablature, il a fallu d’abord retrouver l’instrument authentique, la harpe ancienne de Bretagne telle qu’elle était fabriquée et jouée au Moyen Age, selon le canon antique : caisse creusée et cordes de bronze correctement tendues et accordées, jouées avec les ongles, capable de restituer les multiples sons harmoniques que font jaillir les doigtés spécifiques décrits dans le manuscrit.