CD

Violaine Mayor et Joël Herrou

Chant Celtique Sacré

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Chant des moines celtiques (7ème-13ème siècles) et ceol mor


Violaine Mayor : harpe celtique, chant - Joël Herrou : flûte médiévale,  chant


 

Extraits du livret:

Dans notre démarche de redécouverte des anciens répertoires de la harpe celtique au sein de l'association Hent Telenn Breizh (la Voie de la Harpe Bretonne), nous avons été amenés à travailler sur des manuscrits inédits, parmi lesquels l'Antiphonaire d'Inchcolm.

Il apparaît en effet que la harpe accompagnait la liturgie des moines celtiques, issus principalement de la classe druidique qui pratiquait cet instrument à un haut degré de raffinement.

La période de composition des chants de l'antiphonaire (VII-IXème siècle) correspond à celle où furent sculptées les grandes pierres Pictes représentant les plus anciennes harpes à cadre d'Europe.


chant celtique sacré

Violaine et Joël 2

Duo Violaine Mayor - Joël Herrou

CDCCS01 édition Hent Telenn Breizh 2006, distibution Coop Breizh

Au 6ème siècle, Saint Columba, issu de la famille irlandaise royale des O'Neill d'Ulster, éduqué dans les écoles bardiques, s'exila sur l'île de Iona dans les Hébrides, et y fonda une abbaye qui devint le centre du christianisme celtique. La musique chantée à Iona par ses successeurs peut être retrouvée dans le manuscrit inédit du 13ème siècle.

L'Antiphonaire d'Inchcolm provient de l'abbaye d'Inchcolm, dans l'estuaire de la Forth, fille de l'abbaye de Iona. Il contient des chants pour les offices de la fête du saint. L' " antiphone " précédant les psaumes était un espace de liberté dans le cadre d'une liturgie réglée, dans lequel les moines pouvaient exprimer leur " tradition locale ". Notre intérêt pour ce répertoire est dû aux éléments celtiques originaux qu'il contient.

La composition de certains textes fait appel à des règles de poésie nées chez ces moines poètes irlandais du 6ème siècle, qui maîtrisaient les règles de la poésie gaélique héroïque, et les combinèrent avec la rime finale issue du latin.

Nous avons juxtaposé ces chants avec d'autres pièces celtiques, bretonnes et gallicanes, avec lesquelles le lien de parenté est évident.

Une pièce de pibroc'h à la harpe: Lament for the Viscount of Dundee:

La harpe interprétait au Moyen Age une ceol mor ("grande musique") expression d'une esthétique, d'une pensée et d'une société celtique, qui disparurent devant le rouleau compresseur anglais. La tradition de ceol mor à la cornemuse, elle, a survécu de justesse. Entre le 16ème et le 18ème siècle, les deux instruments partageaient encore en Ecosse un même répertoire.

Tradition non religieuse mais "sacrée" pour ses dépositaires, cet art nous a été transmis lui aussi par les Gaëls des Hébrides (...). La mémorisation et la restitution de ces longues pièces étroitement structurées s'apparentent à un "yoga" par leur travail sur le pratiquant.


 

1 - Dei Potens - 2:37

2 - Aurora Rutilat - 3:52

3 - Contemplator - 2:38

4 - Carne Solutus - 3:39

5 - Pater Columba - 2:04

6 - O Mira Regis - 1:43

7 - Salve Splendor - 3:50

 

8 - Sancto de Vertice - 1:22

9 - Languentibus (Bretagne) - 5:42

10 - Sanctorum Piissime Columba - 3:06

11 - Ego Sum (chant gallican) - 3:11

12 - Dum Pater (Codex Calixtinus) - 5:16

13 - Nozvezh vat (Bretagne) - 1:04

14 - Cumha Chlaibers (piobaireachd) - 11:16